jardins de Breteuil

Mon précieux …
20/07/2017
Calvaire de Vence …
18/10/2017

jardins de Breteuil

A la découverte des jardins de Breteuil

Au cœur du Parc naturel de la Vallée de Chevreuse, les jardins du domaine de Breteuil classés « jardins remarquables » s’étendent sur 75 hectares. Soigneusement entretenus, ils constituent un délicieux lieu de promenade encore méconnu du grand public…

Le domaine de Breteuil s’étend sur 75 hectares. Il permet de se promener et de se ressourcer en plein cœur de la nature à seulement 35 km de Paris. En Ile-de-France, il est rare de trouver sur un même site une telle diversité des milieux naturels. Les visiteurs peuvent d’abord découvrir le mystérieux sous-bois avec ses parterres de cyclamens sauvages en fleurs de la fin du mois d’août à la mi-octobre. Un sentier labellisé des arbres remarquables ponctue également la promenade. D’exceptionnels spécimens sont à admirer comme le cèdre du Liban , les chênes tricentenaires, les châtaigniers de l’époque d’Henri IV, les cyprès chauves, les tulipiers de Virginie, les pins laricio, etc.

Un autre parcours balisé a été mis en place avec le concours de l’association A.R.B.R.E.S. et du professeur Georges Feterman. A l’aide d’un jeu de piste inédit « la promenade du Petit Chaperon rouge» donné gratuitement à l’accueil et d’une signalétique spécifique, les familles peuvent partir à la découverte de la biodiversité du domaine.

Le jardin à la française est situé de part et d’autre du château, positionné dans un axe Nord-Sud. C’est à la fin du XIXe siècle qu’il gagne tout son éclat. Henri de Breteuil, le huitième marquis de la famille et grand-père de l’actuel marquis de Breteuil, entreprend entre 1897 et 1903 une ambitieuse campagne de travaux confiée aux paysagistes Henri et Achille Duchêne. Ces derniers établissent de grandes perspectives, notamment grâce à l’aménagement d’un bassin appelé miroir d’eau du côté Nord qui domine la vallée de Chevreuse. Ils embellissent les pelouses et les allées, réalisent des jardins de broderies de buis côté Sud, une mosaïque de buis et des topiaires en boule ou en pyramide tronquée côté Nord. Les Duchêne s’inscrivent dans la tradition d’André Le Nôtre. Ce renouveau du style classique s’intègre avec subtilité à la structure existante du site. Le cèdre du Liban planté à l’époque de Marie-Antoinette se fond par exemple parfaitement dans cet ensemble. C’est également le cas du colombier, unique vestige de l’époque médiévale.

Le jardin à l’anglaise dit « jardin des Princes » est labellisé jardin remarquable. Il est ainsi nommé en l’honneur de l’amitié entre la famille de Breteuil et la famille royale anglaise. En effet, la rencontre organisée le 12 mars 1881 par Henri de Breteuil avec son ami le Prince de Galles, futur Edouard VII et Léon Gambetta, pose les bases de l’Entente cordiale. De plus, en 1912, le jeune Prince de Galles, petit-fils d’Edouard VII, futur Edouard VIII, séjourne au château pour apprendre le français. La restauration du jardin des Princes a commencé en 1991 sous la conduite de Séverine de Breteuil sur une étude du maître paysagiste René Péchère et de l’architecte en chef Jean Claude Rochette, avec le concours de l’Agence des espaces verts de la région Ile-de-France et du Ministère de la Culture. La réhabilitation de cet espace s’effectue sur la terrasse la plus ancienne du potager-verger devenue friche. Le cheminement traditionnel des potagers a été rétabli et stabilisé, les grands carrés semés de gazon et bordés de platebandes de fleurs. L’ancien bassin d’arrosage central a été restauré et mis en eau. Des fruitiers en cordons, palmettes et croisillons ont été replantés en bordure et un mail de cerisiers du Japon a complété l’ensemble.

L’actuel labyrinthe aux mille buis situé sous la terrasse de l’Orangerie fait écho à un autre labyrinthe aujourd’hui disparu. C’est Claude-Stanislas de Breteuil (1730-1783), maréchal de camp, qui est à l’initiative de la création du bosquet chimérique réalisé entre 1772 et mars 1773 et dont le plan est toujours conservé dans les archives du château. Clou du jardin à la fin du XVIIIe siècle, il se situait derrière le colombier médiéval.

Fabrice M
Fabrice M
photographe - auteur - artiste contemporain